Plâtre original, hauteur : 1 mètre
Veritas Veritatum (commande)
La femme agenouillée symbolise la sagesse et le calme d'Apollon, dieu de la clarté solaire et des arts. Et si elle semble prisonnière, c'est uniquement de sa
conscience aigue des états intérieurs, de la "Divine comédie" de la vie. Elle sait que tout n'est qu'apparence. Elle maîtrise ses émotions car elle détient ce que Nietzsche nomme la "vérité
supérieure".
Celle qui est debout juste derrière elle symbolise la déraison, l'ivresse, cet élan de folie vital qu'autorise Dyonisos, dieu de l'hiver et des ambiguïtés.
Qu'elles proviennent du breuvage narcotique ("in vino veritas") ou de "l'approche puissante du printemps qui traverse la nature entière et la secoue de désir" (Nietzsche), ses émotions abolissent
la subjectivité jusqu'à l'oubli de soi.
Ainsi ces deux femmes symbolisent deux vérités qui à la fois s'opposent et se complètent comme la raison humaine et la bestialité animale, comme l'individu et
l'unité de la nature, comme l'ordre et la jouissance.
Ce projet fait apparaître l'idée d'une dualité de la vérité. Il s'intitule "Veritas veritatum" (vérité des vérités), en référence au cri de l’Ecclésiaste (livre de la bible hébraïque): "Vanitas vanitatum et omnia vanitas !" (Vanité des vanités, tout est vanité).

